Et voilà ! Ce pour quoi j’ai tout donner est juste radié.
Amer.
Je vais me concentrer sur mon autre boutique… et tâcher d’éviter le fiasco…
Voici quelques mois que tout ce passe à merveille avec mes équipes. Je dois avouer que la venue de Jean-Paul n’y est pas étranger (remarquez que c’est aussi pour cela que je l’ai fait venir !). Bref, tout ce passe pour le mieux : les gars font du super boulot, Jean-Paul gère bien le planning d’interventions, le suivi également (même si je m’en mêle de temps à autres) et au final les clients sont ravis ! Cool.
Mais (il en fallait bien un !), cela fait deux fois que les gars nous « pourrissent » un chantier ! Or (et c’est le plus dramatique), je les avais briefé le matin, du genre : « c’est un client important, je veux un boulot impeccable, fini ce soir, je compte sur vous ». Et eux, …il me le « foire » !
Plusieurs questions se posent alors, que je classerais en quatre catégories : d’ordre organisationnelles, d’ordre relationnelles, d’ordre techniques et d’ordre environnementales.
Commençons par la dernière. En effet, lors de leur intervention, la météo était catastrophique : pluie et vent. Pas le temps idéal pour tailler des haies, c’est certain, mais ils ont l’habitude de ce genre de problématique et, comme dit Jean-Paul, ils nous ont déjà fait du bon travail et des « chronos » dans des situations tout à fait similaire. Mauvaise piste, à priori.
D’un point de vue technique, ils avaient tout le matériel nécessaire à leur disposition, mais avaient-ils pris tout ce dont ils allaient avoir besoin ? Je pense que oui, ils sont rodés. Au pire, n’avaient-ils pris qu’un souffleur au lieu d’un aspirateur à feuilles, mais cela n’explique pas le mauvais travail effectué. Mauvaise piste, c’est certain. (Je ne parle même pas des compétences des gars, aucun doute là-dessus).
Côté relationnel. J’ai déjà fait le rapprochement entre mon briefing matinal et le résultat de misère, mais je ne peux pas croire que cela explique tout. Reprenons dans l’ordre. D’abord, avant de les lancer pour la journée, j’ai commencé par leur annoncer qu’ils faisaient « le pont » (nous sommes mercredi, jeudi est férié, je leur donne leur vendredi); donc une excellente nouvelle pour eux ! (en général, pas de « pont » avec moi, je me suis laissé convaincre par Jean-Paul; ils l’ont mérité il est vrai).
Ensuite, je les briefe sur ce « fameux » chantier : « c’est un client important »…etc. Ils savent que je suis assez pointilleux quand je parle de qualité (je lâche rien). Mais, à vrai dire, ils en ont l’habitude. Ils savent aussi que je vends « de la qualité » (pour parler comme un commercial), ou, plus précisément et plus justement, que je vends la qualité de leur travail. C’est dire que je leur fait confiance et, comme je le disais au début, je n’ai pas à le regretter depuis plusieurs mois. Alors quoi ? Je les aurais stressé au point de leurs faire perdre tous leurs moyens ? Non. (Dire oui serait hyper-prétentieux d’ailleurs !).
Reste la question organisationnelle. Une contrainte à ne pas négligée, le temps impartit pour faire le travail : la journée. C’est une donnée ambigüe, car cela est sécurisant de ne pas avoir d’autres clients à faire, et cela rend le temps plus élastique dans la mesure où ils peuvent terminer leur journée un peu plus tôt ou un peu plus tard que d’habitude. La tentation est grande de ne pas vouloir finir tard, forcement. Compte-tenu du travail à faire, le temps estimé était …une journée ! Ni « petite », ni « grosse » (normal quoi :-) ). D’autre part, l’expérience de l’année dernière, nous confortait dans cette évaluation. Donc, le temps impartit était raisonnable, même si les conditions météo risquaient de tirer un peu sur l’élastique.
Bon… je vais tenté de résumé de deux façons différentes pour essayer de comprendre.
C’est peut-être simpliste, mais je vais commencer par résumé ainsi : « Après leur avoir annoncé un super week-end de quatre jours, je leurs file un client à soigner, qu’ils feront tant bien que mal avec la mauvaise météo (et l’oubli éventuel d’un matériel), dans la journée ».
Essayons maintenant, en me mettant à leur place : « Le patron est cool de nous filez un week-end de quatre jours (on l’a pas volé !), c’est facile pour nous ce chantier, alors on trace pour se tirer le plus tôt possible (surtout qu’il fait un temps de merde) ».
J’hésite.
Pas vous ?
J’aimais bien la sobriété du thème précédent, mais il avait un défaut rédhibitoire : il n’affichait qu’une seule page (les dix premiers articles en fait). Bref, voici le nouveau, plus frais, plus coloré !
Vous aimez ?
Aujourd’hui, je me suis débarrasser d’un dossier que je traine depuis plus d’un mois !
Je suis procrastiniaque. Je le sais. En fait, je fais des efforts hallucinants pour ne pas me poser de questions ! En clair, dès que j’entre dans mon bureau, je saute sur le dossier préparé la veille, et qui devrait déjà être bouclé. Je précise au passage, que j’aime me mettre la pression, même lorsque personne ne me demande rien. Je suis comme ça, j’aime le stress (du moins il faut croire…). La veille, donc, je prépare de préférence un dossier de « misère » dont je n’arrive pas à m’occuper. En général, il s’agit d’une merde administrative qu’il faut bien faire, mais qui n’a aucune incidence sur la productivité de ma boutique. Bref, un dossier qui n’a rien à voir avec mes objectifs. Cela fait – et parfois il faut seulement quelques minutes pour le faire ! -, je sais que cela va être une bonne journée !
Aujourd’hui pourtant, la journée a été banale. Dossier de misère donc, courrier de mon banquier enfouit sous une tonne de pub, coup de fil de mon banquier pour prendre des nouvelles de mes prochaines rentrées d’argent (oui, mon banquier est toujours en quête de mon moral… financier); appel à un fournisseur qui me facture impunément; quelques autres coups de fil sans intérêt, deux petits devis et mini réunion avec mon associé (qui se barre en vacance) à l’heure de l’apéro. La mâtiné passe toujours très vite.
L’après-midi, je m’occupe généralement des dossiers qui me font envie, et si j’ai le temps ou que l’urgence s’en fait sentir, je réfléchis sur un dossier d’ordre stratégique (ce que je préfère !!). Mais aujourd’hui, j’ai préféré faire des devis; le vendredi est un bon jour puisque mes (futurs) clients auront leur devis le samedi matin. Et comme je les ai vu cette semaine (semaine qui, pour tout le monde, passe vite), recevoir leur devis le premier week-end suivant leur rendez-vous est un gage de réactivité. Et dans mon métier, c’est primordial. Étonnamment d’ailleurs, cela ne pourrit pas mon samedi. Les gens attendent généralement le lundi pour me contacter lorsqu’ils ont des questions, mais le plus souvent, j’ai le retour des devis signés le lundi ou le mardi.
Demain, je jetterai un œil sur la compta que ma presque parfaite comptable m’a envoyé. Pour l’heure, je vais boire un verre avec ma femme pour fêter le week-end.
Restructuration. C’est la mot qui me hante.
Hier soir, seul sur ma terrasse (avec mon café et ma clope bien entendu), je retraçais ces cinq dernières années… de labeur. Après une première année difficile – trouver les premiers clients, se battre avec les administrations pour faire valoir mes droits -, les choses ont évoluées assez vite. De deux nous sommes passés à cinq en trois ans. Je me souviens de chantiers où j’avais vendus des produits que je n’avais jamais utilisés au paravent; des heures pour apporter le meilleur service possible; du combat avec les gars pour maintenir la qualité… La tête dans le guidon, mais heureux de l’évolution.
Et puis, l’administratif a dévoré mon emploi du temps. Je suis devenu patron. Mon job, c’était d’alimenter en boulot et gérer l’administratif. Plus le temps d’aller en chantier avec les gars. Pas assez pris le temps de passer les voir en chantier. Résultat à retardement : baisse du rendement, plaintes des clients, retour sur chantiers… Je leur ai fait confiance, et j’ai fait une connerie. Je ne leurs en veux pas : « quand le chat n’est pas là, les souris dansent… ». En attendant, la marge s’effondre et les frais fixes continuent de grimper.
L’année dernière, c’est « la crise » (à laquelle je ne crois pas, lire mon article Il n’y a PAS de crise !) qui s’en mêle. Concrètement, un fort ralentissement de la demande. Pourtant, il faut survivre (ou s’arrêter).
A l’ère d’internet, l’intérêt des Pages Jaunes peut se discuter. D’autant que le budget est important pour une petite structure.
Avec internet, vous pouvez être présent sur nombre de sites : en plus du vôtre, vous avez peut-être votre page facebook, éventuellement votre blog pro, des référencements sur des sites professionnels etc. L’intérêt des Pages Jaunes semble un peu dilué…
Tous vos référencements sur internet ont un point commun : ils influent sur votre notoriété. Cela est intéressant car plus votre aura sera grande, plus les chances d’être contacté vont augmenter.
Mais que fait le prospect pour vous contacter ? Sauf s’il est un bookmarqueur invétéré… il vous cherche dans les Pages Jaunes !
Voilà pour la question internet. Mais ce n’est que plus vrai pour toutes vos autres communications. Probablement, vous communiquez dans un journal local; vous avez peut-être une enseigne, des panneaux d’affichage; vous avez des véhicules qui sillonnent votre territoire, etc. Tout ceci permet de vous faire connaître. Mais croyez-vous que le prospect lambda, attende sur le bord de la route le passage d’un de vos véhicules pour noter votre numéro de téléphone ? Évidemment que non ! Et c’est là l’intérêt des Pages Jaunes : il sait que vous existez, il vous trouvera dans la mesure où votre encart est visible (pas trop ridicule en taille).
Réfléchissez bien avant de taillader votre budget Pages Jaune, car il serait dommage que vos prospects sachent que vous existez, mais ne vous trouvent pas !
Dans la vie de nos entreprises, nous avons tous des passages difficiles qu’il faut savoir négocier au mieux : ce que je nomme la gestion de pénurie.
Ce sont des moments parfois douloureux, mais dont il faut savoir profiter ! Car – et je parle avec expériences – ce sont des moments où, finalement, nous savons nous concentrer sur l’essentiel; des moments où nous optimisons tout : les dépenses, les investissements évidemment, mais aussi notre temps, en autres.
C’est aussi des moments où nos sens sont tellement en éveils que nous avons une grande lucidité pour développer nos activités.
Bref, ces passages difficiles nous obligent à apprendre très vite ! De quoi nous surpasser aujourd’hui pour rebondir dès demain !