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Très Petit Entrepreneur… mais très motivé !

Banale journée

Posté par tp_e Vendredi 9 juillet 2010 Ajouter un commentaire

Aujourd’hui, je me suis débarrasser d’un dossier que je traine depuis plus d’un mois !

Je suis procrastiniaque. Je le sais. En fait, je fais des efforts hallucinants pour ne pas me poser de questions ! En clair, dès que j’entre dans mon bureau, je saute sur le dossier préparé la veille, et qui devrait déjà être bouclé. Je précise au passage, que j’aime me mettre la pression, même lorsque personne ne me demande rien. Je suis comme ça, j’aime le stress (du moins il faut croire…). La veille, donc, je prépare de préférence un dossier de « misère » dont je n’arrive pas à m’occuper. En général, il s’agit d’une merde administrative qu’il faut bien faire, mais qui n’a aucune incidence sur la productivité de ma boutique. Bref, un dossier qui n’a rien à voir avec mes objectifs. Cela fait – et parfois il faut seulement quelques minutes pour le faire ! -, je sais que cela va être une bonne journée !

Aujourd’hui pourtant, la journée a été banale. Dossier de misère donc, courrier de mon banquier enfouit sous une tonne de pub, coup de fil de mon banquier pour prendre des nouvelles de mes prochaines rentrées d’argent (oui, mon banquier est toujours en quête de mon moral… financier); appel à un fournisseur qui me facture impunément; quelques autres coups de fil sans intérêt, deux petits devis et mini réunion avec mon associé (qui se barre en vacance) à l’heure de l’apéro. La mâtiné passe toujours très vite.

L’après-midi, je m’occupe généralement des dossiers qui me font envie, et si j’ai le temps ou que l’urgence s’en fait sentir, je réfléchis sur un dossier d’ordre stratégique (ce que je préfère !!). Mais aujourd’hui, j’ai préféré faire des devis; le vendredi est un bon jour puisque mes (futurs) clients auront leur devis le samedi matin. Et comme je les ai vu cette semaine (semaine qui, pour tout le monde, passe vite), recevoir leur devis le premier week-end suivant leur rendez-vous est un gage de réactivité. Et dans mon métier, c’est primordial. Étonnamment d’ailleurs, cela ne pourrit pas mon samedi. Les gens attendent généralement le lundi pour me contacter lorsqu’ils ont des questions, mais le plus souvent, j’ai le retour des devis signés le lundi ou le mardi.

Demain, je jetterai un œil sur la compta que ma presque parfaite comptable m’a envoyé. Pour l’heure, je vais boire un verre avec ma femme pour fêter le week-end.

Restructuration. C’est la mot qui me hante.

Hier soir, seul sur ma terrasse (avec mon café et ma clope bien entendu), je retraçais ces cinq dernières années… de labeur. Après une première année difficile – trouver les premiers clients, se battre avec les administrations pour faire valoir mes droits -, les choses ont évoluées assez vite. De deux nous sommes passés à cinq en trois ans. Je me souviens de chantiers où j’avais vendus des produits que je n’avais jamais utilisés au paravent; des heures pour apporter le meilleur service possible; du combat avec les gars pour maintenir la qualité… La tête dans le guidon, mais heureux de l’évolution.

Et puis, l’administratif a dévoré mon emploi du temps. Je suis devenu patron. Mon job, c’était d’alimenter en boulot et gérer l’administratif. Plus le temps d’aller en chantier avec les gars. Pas assez pris le temps de passer les voir en chantier. Résultat à retardement : baisse du rendement, plaintes des clients, retour sur chantiers… Je leur ai fait confiance, et j’ai fait une connerie. Je ne leurs en veux pas : « quand le chat n’est pas là, les souris dansent… ». En attendant, la marge s’effondre et les frais fixes continuent de grimper.

L’année dernière, c’est « la crise » (à laquelle je ne crois pas, lire mon article Il n’y a PAS de crise !) qui s’en mêle. Concrètement, un fort ralentissement de la demande. Pourtant, il faut survivre (ou s’arrêter).

Pages Jaunes or not Pages Jaunes ?

Posté par tp_e Mardi 15 juin 2010 4 COMMENTAIRES

A l’ère d’internet, l’intérêt des Pages Jaunes peut se discuter. D’autant que le budget est important pour une petite structure.

Avec internet, vous pouvez être présent sur nombre de sites : en plus du vôtre, vous avez peut-être votre page facebook, éventuellement votre blog pro, des référencements sur des sites professionnels etc. L’intérêt des Pages Jaunes semble un peu dilué…

Tous vos référencements sur internet ont un point commun : ils influent sur votre notoriété. Cela est intéressant car plus votre aura sera grande, plus les chances d’être contacté vont augmenter.

Mais que fait le prospect pour vous contacter ? Sauf s’il est un bookmarqueur invétéré… il vous cherche dans les Pages Jaunes !

Voilà pour la question internet. Mais ce n’est que plus vrai pour toutes vos autres communications. Probablement, vous communiquez dans un journal local; vous avez peut-être une enseigne, des panneaux d’affichage; vous avez des véhicules qui sillonnent votre territoire, etc. Tout ceci permet de vous faire connaître. Mais croyez-vous que le prospect lambda, attende sur le bord de la route le passage d’un de vos véhicules pour noter votre numéro de téléphone ?  Évidemment que non ! Et c’est là l’intérêt des Pages Jaunes : il sait que vous existez, il vous trouvera dans la mesure où votre encart est visible (pas trop ridicule en taille).

Réfléchissez bien avant de taillader votre budget Pages Jaune, car il serait dommage que vos prospects sachent que vous existez, mais ne vous trouvent pas !

Gestion de pénurie

Posté par tp_e Samedi 8 mai 2010 Ajouter un commentaire

Dans la vie de nos entreprises, nous avons tous des passages difficiles qu’il faut savoir négocier au mieux : ce que je nomme la gestion de pénurie.

Ce sont des moments parfois douloureux, mais dont il faut savoir profiter ! Car – et je parle avec expériences – ce sont des moments où, finalement, nous savons nous concentrer sur l’essentiel; des moments où nous optimisons tout : les dépenses, les investissements évidemment, mais aussi notre temps, en autres.

C’est aussi des moments où nos sens sont tellement en éveils que nous avons une grande lucidité pour développer nos activités.

Bref, ces passages difficiles nous obligent à apprendre très vite ! De quoi nous surpasser aujourd’hui pour rebondir dès demain !

Je vous propose ce podcast de cette excellente émission de France Inter : Rue des entrepreneurs.

Comment anticiper les grandes directions de l’avenir, les marchés ou les cultures ? Comment ne pas se tromper sur l’évolution des besoins ? La réponse se résume ainsi : en surveillant les « signaux faibles ». Explications :

Get the Flash Player to see the wordTube Media Player.

Je vous invite vivement à suivre ces émissions toujours passionnantes et richement documentés.

Tous les samedi de 9h10 à 10h sur France Inter.

Présenté par Didier Adès et Dominique Dambert.

Voilà, c’est dit

Posté par tp_e Jeudi 18 février 2010 Ajouter un commentaire

La balle est dans leur camp maintenant.
A vrai dire, tout cela m’épuise. Que je doive les motiver, c’est normal. Mais il faut en remettre une couche sans cesse. J’essaie de leur montrer où sont leurs intérêts, mais ils semblent ne pas comprendre…
Je suis parfois autoritaire, mais le plus souvent j’essaie de les convaincre et de les associer. J’aime bien prendre des exemples à la con, du genre : « nous sommes un orchestre : je suis le compositeur, Jean-Paul le chef d’orchestre, vous êtes les musiciens, nos clients le publics… ». Mine de rien, ça permet de faire passer des messages… mais il faut toujours en remettre une couche !

Source image : le Bric-à-brac de Sylvain

Demain, je leurs dirai

Posté par tp_e Jeudi 18 février 2010 Ajouter un commentaire

Demain je laisserai Jean-Paul arriver avant moi à l’atelier. A son sms, je saurai qu’il commence à les laminer pour la mauvaise journée d’aujourd’hui. Il aura alors 4 mn.

Ce n’est pas des mauvais gars. Ce sont des gamins. Ils n’entendent rien, ou plutôt se foutent de tout.

Alors je vais les laisser se faire remuer par Jean-Paul, ensuite j’en remettrai une couche. Ce n’est pas la pire des conneries qu’ils m’aient faite; ni la plus intelligente. Mais, j’en ai marre. Il faut qu’ils grandissent.

Demain donc, j’arriverai au moment juste où Jean-Paul aura terminé son speech – en me garant bruyamment. Je leurs dirai bonjour, comme tous les matins, mais cette fois, sans les appeler par leur prénom. Certains me regarderons dans les yeux; d’autres regarderons par terre. L’ambiance sera pourrie.

Avec mon ton de prof de philo, je leur demanderai alors si, une fois dans leur vie, juste une fois, s’ils avaient « déjà essayé d’être meilleur ? » Ils me regarderont avec leur air stupéfait, se disant une fois de plus : « il a pété les plombs ! ». Je développerai ma dernière théorie sur « c’est quoi être meilleur ? ».

C’est quoi être meilleur ? Être meilleur, s’est se dire : « sur ce coup là, j’utilise tous les moyens qui sont mis à ma disposition pour faire ce truc du mieux que je peux« . N’importe quel truc. Même un truc que vous adorez faire. Mais le faire en y mettant toute votre énergie, votre intelligence, vos couilles ! Être meilleur, c’est se prouver qu’on est capable d’être au top. A notre « top » à nous. Je ne parle pas d’être LE meilleur. Je parle d’être meilleur; meilleur que la dernière fois ! Faire un truc en ayant la volonté de le faire mieux !

Est-ce qu’une fois dans votre vie vous vous êtes dis : « ça, je le fait bien. »

Être meilleurs, c’est sortir de sa médiocrité des fois. Être meilleur, ça peut être juste s’appliquer. Être meilleur, d’autres fois, c’est viser le top !

A vous voir, vous vous contentez même pas du minimum. Vous êtes en-dessous.

Ensuite, je les prends un par un, et je leur balance leur dernière connerie ou leur comportement à la con.

… et toi, Steph, pourquoi quand on explique de faire tel truc comme ça, tu le fais systématiquement à l’envers ? Et toi, Farid, l’autre jour, tu m’as expliqué que tu préfèrais fuir devant une petite difficulté plutôt que de relever le défis…

Enfin, en me cassant avec un large sourire hypocrite :

Vous ne me pourrirez pas la journée. Si vous n’êtes pas capable d’être meilleur, j’ai meilleur à faire.

Je remonte dans ma voiture et part tranquillement.

Source image : http://www.ploggsherbrooke.com/

Il n’y a PAS de crise !

Posté par tp_e Samedi 6 février 2010 1 COMMENTAIRE

N’en avez vous pas marre que les médias nous rabattent les oreilles avec cette soi-disant crise ? Parler de crise c’est laisser entendre que notre économie est dans un creux et qu’elle va se relever… toute seule ! Baliverne ! Bien sûr que les bourses du monde entier sont en chute libre ! Bien sûr que nos entreprises françaises délocalisent à tour de bras ! Mais est-ce une crise pour autant ? NON !

Wikipédia nous dit :

La crise est une situation insolite caractérisée par son instabilité, qui oblige à adopter une gouvernance spécifique pour revenir au mode usuel de vie.

Croyez-vous sincèrement que le monde sera le même après cette crise ? Évidement que non !

Le vrai problème est que notre société est en mutation. Cela n’a rien à voir avec une crise ! Les données géopolitiques sont complètement différentes de celle d’il y a dix ans !  La Chine pèse économiquement beaucoup plus lourd, l’Inde s’est lancée dans le service (53% de son PIB !) avec ces 500.000 nouveaux ingénieurs chaque année !

Bref, le monde mute ! Pour ma part, je pense que ce n’est pas pire. Car finalement, si le monde change, c’est l’occasion de proposer de nouveaux services, de créer de nouveaux métiers, de vivre autrement, etc…

Bien sûr que la transition sera douloureuse. Mais concentrons-nous sur ce que nous souhaitons faire demain au lieu de nous apitoyer sur « la crise »  !

Les perspectives sont immenses ! Vous ne croyez pas ?

Source image : Trait drôle

Le téléphone coûte encore très cher en France. Alors pour limiter le montant des factures, le mieux est encore de se pencher dessus !

Pour ma part, il n’y a pas si longtemps, le montant de mes factures mobile oscillaient entre 150 et 200 € pour une dizaine d’heure en appel par mois et quelques dizaines de sms. Après étude, j’ai constaté que mes appels se concentraient le matin entre 10h et 12h et le soir entre 18h et 20h; très peu d’appels le week-end et très peu à l’international.

J’ai changé de mobile et surtout j’ai changé d’abonnement. Je suis chez Orange, j’ai un abonnement Origami First de 4h dont le principal avantage est d’être gratuit entre 8h et 18h (et le week-end) : voilà qui résout le problème pour les appels du matin. Le téléphone choisit est un Blackberry Pearl qui dispose de la fonction Unik, à savoir la capacité de se connecter sur les bornes wifi et en particulier sur ma Livebox; chaque appel commencé en wifi est gratuit. Résultat, après 18h, je me connecte en wifi, et mes appels sont gratuits.

En résumé, je paie :

  • l’abonnement Origami First 4h avec report des minutes et sms illimités : 57 €
  • l’option Unik : 12 €

Soit un total de 69 €. L’économie est donc de 81 € à 131 € par mois, c’est à dire de 972 € à 1572 € par an.

A cela il faut ajouter évidemment le coût du changement de mobile qui dépend du nombre de points acquit (et cela se discute !!). Dans mon cas, le BB m’a coûté 60 € (c’était il y a 18 mois). 60 € amortis dès le premier mois !

Ça mérite d’y regarder de près, non ?

Bienvenue !
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