Restructuration. C’est la mot qui me hante.
Hier soir, seul sur ma terrasse (avec mon café et ma clope bien entendu), je retraçais ces cinq dernières années… de labeur. Après une première année difficile – trouver les premiers clients, se battre avec les administrations pour faire valoir mes droits -, les choses ont évoluées assez vite. De deux nous sommes passés à cinq en trois ans. Je me souviens de chantiers où j’avais vendus des produits que je n’avais jamais utilisés au paravent; des heures pour apporter le meilleur service possible; du combat avec les gars pour maintenir la qualité… La tête dans le guidon, mais heureux de l’évolution.
Et puis, l’administratif a dévoré mon emploi du temps. Je suis devenu patron. Mon job, c’était d’alimenter en boulot et gérer l’administratif. Plus le temps d’aller en chantier avec les gars. Pas assez pris le temps de passer les voir en chantier. Résultat à retardement : baisse du rendement, plaintes des clients, retour sur chantiers… Je leur ai fait confiance, et j’ai fait une connerie. Je ne leurs en veux pas : « quand le chat n’est pas là, les souris dansent… ». En attendant, la marge s’effondre et les frais fixes continuent de grimper.
L’année dernière, c’est « la crise » (à laquelle je ne crois pas, lire mon article Il n’y a PAS de crise !) qui s’en mêle. Concrètement, un fort ralentissement de la demande. Pourtant, il faut survivre (ou s’arrêter).
Related posts: